Dans le pur style Rockers de l'époque, Linval signe avec cet album une pure merveille de la musique reggae.
Chronique
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Linval Thompson AKA Linval Spencer, commence sa carrière musicale à New York où il vécut la plus grande partie de son enfance avec sa mère. Jamaicain d'origine, expatrié depuis les années 1970, il pratique la chanson très tôt et connaîtra son premier succès avec le titre Kung Fu enregistré dans le Black Ark studio mythique de Lee Scratch Perry en Jamaique. Après s'être fait une petite réputation avec divers producteurs comme Phil Pratt ou encore Augustus Pablo, il travaille par la suite avec Bunny Lee pour produire ce magnifique album Cool Down. La première chose qu'il faut comprendre avec cet album est qu'il existe sous plusieurs versions avec des tracklists plus ou moins différentes. Cette particularité vient du label Clocktower qui réédita l'album plusieurs fois avec des tracklists et des pochettes différentes. |
| Pour présenter cet album , il faut d'abord se remettre dans le contexte de l'époque;Nous sommes en plein dans les années 70s et le "Flying Cymbal", style reggae inventé et popularisé par le studio de Bunny Lee et ses musiciens Soul Syndicate, bat son plein.Johnny Clark en tête de proue du label, fait une révolution avec son titre None Shall Escape The Judgement Day, Linval lui emboîte le pas et il en ressortira de nombreux titres cultes présents sur cet album. | ![]() |
Pour tous les amateurs de Roots Rock Reggae, cet album est une pure merveille de style. Dans la première chanson Cool Down, Linval incite les jeunes à modérer leur fureur dans une Jamaique qui n'était pas moins violente qu'aujourd'hui. Vient ensuite le terrible Jah Jah The Conqueror, comme une immense fierté, Linval affirme que personne ne pourra conquérir Jah, plus qu'une revendication, une fierté pour un peuple qui a toujours été conquis par d'autres nations.
On retrouve aussi Long Long Dreadlocks, le morceau Flying Cymbal par excellence, la chanson commence par le gimmick de linval " chi chi wawa" , le rythme s'accélère, puis viennent les cuivres qui sonnent le glas "hall and pull up my selecta", le son est bon , Linval ne souhaite qu'une chose avoir de longues Dreadlocks. Dans le même rythme, il y a aussi Blood Gonna Run, le son est très bon, les paroles sont simples mais très efficaces, " If the rich man don't try to help the poor man, Blood gonna run ", "si un homme riche n'aide pas un homme pauvre, le sang va couler", la force du Reggae est là, des paroles qui vont à l'essentiel !

il faut rappeler, pour la petite anecdote, que Linval ne portait pas encore de Dreadlocks lorsqu'il a écrit les deux chansons : Long Long Deadlocks et Don't Cut Off Your Dreadlocks.
Dans les classiques de cet album , on trouve aussi Money Money, Linval tient à nous rappeler que l'argent est la racine du mal ! cette chanson nous rappelle l'autre classique d'Horace Andy Money It's The Roots of Evil. Il ne faudra pas oublier les chansons Trouble Trouble et No Escape qui sont aussi de très bonne qualité.
Cet album n'a rien à jeter en fin de compte, le timbre de voix de Linval nous balade agréablement d'une chanson à l'autre sans voir le temps passer. Pour ceux qui ont découvert cet artiste avec le classique Marijuana, je vous conseille vivement cette pure merveille du Roots Rock Reggae .


















