
En 1940 Leonard Percival Howell fonde la première communauté rasta dont il est le patriarche
la communauté suit l'exemple des nombreux villages Marrons de l'époque et s'installa dans les collines. Moins d'un an après cette installation, et après de nombreux harcèlements, la police organise un raid contre la communauté. Environs 70 Rastas furent arrêtés pour «actes de violences» et possession de stupéfiant : (cannabis). Pourtant, déjà à cette époque, la moitié de la population en consommait et sa culture était omniprésente dans la campagne Jamaïquaine.
En 1943 Howell sort de prison et reprend le Pinacle là où il l'avait laissé. Le village Rasta de Pinacle existera jusqu'en 1954. C'est là bas que se définît réellement le mode de vie "ITAL" et qu'apparue "la RasTafari LIVITY".
La commune vivait de la culture et le Frère Howell en tant que Patriarche gérait tout les intérêts de la communauté. C'est la communauté théocratique NYABINGHI qui venait de naître.
Les membres pratiquaient de longues méditation et vivaient en essayant de se rapprocher de JAH tous les jours un peu plus..
La croyance en Ras Tafari avait de plus été confortée lorsque celui ci chassa Mussolini d'Ethiopie comme la Bible semblait le prophétiser : Apocalypse 19, 19 « Et je vis la Bête et les rois de la terre et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui monte le cheval et à son armé » et Apocalypse 5, 25 « Ne pleures pas; voici qu'il est vainqueur , le Lion de la tribu de Judah, le Rejeton de David : Il ouvrira le livre et les sept sceaux.»
Voici un extrait du «Report on the RasTafari Movement in Kingston Jamaïca » (rapport de l'époque sur le mouvement de Pinacle) : « Howell's guardsmen grew their locks and were refered as «Ethiopian Warriors » . (Les gardes du camps de Howell faisaient pousser leurs locks et étaient considérés «guerriers Ethiopiens»).
Les Rastas du village faisaient effectivement pousser leurs cheveux qui devenait alors des Dreadlocks au fil du temps. Ils surveillaient l'entrée au cas où la police attaquerait.
La communauté comptait 1 600 Rastas et on y pratiquait la lecture de la Bible et la méditation. C'est dans cette commune que la percussion et la danse Nyabinghi prirent forme..
Ce style de jeu de percussion est une évolution du style Pukumina, qui se pratiquait durant l'esclavage. Il se joue avec des percussions typiquement Jamaïcaines : grosse caisse burru, fundeh, repeater ... et son rythme est « Heartbeat » (Battement du coeur).
En 1954, la police organise in nouveau raid contre les Rastas et détruit le village, arrête 1063 Rastas. Les Rastas doivent alors vivre dans les ghettos... changeant alors les habitudes de cette philosophie.















