Home / Formation / Quand enterrer définitivement l’idée du métier-passion ?

Quand enterrer définitivement l’idée du métier-passion ?

Se lever chaque jour pour faire ce que l’on aime ! Qui n’en a pas rêvé, au cours d’une journée de boulot aussi trépidante qu’une tortue centenaire. Qu’on se le dise, vivre de sa passion est une chance inouïe dont ne jouit que l’infime minorité. Pour les autres, des techniques de « vocationnalisation » peuvent concourir à une meilleure acceptation d’un métier envers lequel on n’éprouve aucun lien affectif particulier. Décryptage…

Une passion, ça se travaille !

Contrairement à la croyance populaire, vivre de sa passion n’est en rien synonyme de capitalisation du don. Un musicien, aussi talentueux soit-il, s’est très probablement orienté vers des études de musique, qu’elles soient conventionnelles ou non. Un Oscarisé est, à coup sûr, lauréat d’une école de comédie prestigieuse. S’orienter vers des études débouchant sur un métier qui vous passionne est le meilleur moyen d’atteindre le Graal ! Si l’équation est simplissime, elle n’en demeure pas moins incomprise, ou du moins, assimilée sur le tard. En règle générale, les choix cornéliens qui conditionnent fatalement notre carrière professionnelle se présentent en fin d’adolescence, une période qui rime rarement avec sagesse et maturité. Le rôle des conseilles d’orientation, des professeurs, et surtout des parents est en ce sens vital.

Naturellement, un passionné de sport ne peut, du jour au lendemain, aspirer à courir le Marathon de Boston, ou jouer une finale de coupe du monde. Certaines options de carrière exigent un dévouement sans limites dès le plus jeune âge, tandis que d’autres « tolèrent » un retard de quelques années. Heureusement, des solutions alternatives existent, et permettent de contourner cet inconvénient. Ainsi, un footeux pourra, par exemple, s’orienter vers des métiers de préparateur physique, dirigeant de club ou entraîneur ! José Mourinho, le coach le plus en vue de cette décennie, ne fut qu’un footballeur amateur, mauvais de surcroit ! A méditer…

Je suis cadre quarantenaire, dois-je faire le deuil de ma passion ?

Le cliché Hollywoodien du comptable à lunette bedonnant qui plaque tout pour monter sa boite de KiteSurf à Ibiza n’est en rien anecdotique. Chaque année, des milliers de cadres se posent la question de « l’entreprenariat de passion ». Seulement, la pression sociale et les engagements financiers suffisent à calmer les désirs d’émancipation des plus téméraires. Si la solution radicale, aussi dilemmatique soit-elle, peut se révéler salvatrice, d’autres options, moins catégoriques et surtout moins risquées, peuvent concourir à l’amélioration de la qualité de vie de l’individu. Des techniques de « vocationnalisation » permettent, à terme, de vous faire aimer votre métier, ou, à défaut, de vous le faire accepter.

A propos Jérémy

A voir aussi

Ecole 3A

3A : se préparer aux métiers de l’internationale autrement

Il y a juste quelques années, Paris concentrait à elle seule la grande majorité des ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *