Du 12 au 26 novembre s'est déroulée la 9ème édition du Télérama Dub Festival
Une édition à l’affiche pour le moins éclectique.
Du 12 au 26 novembre s'est déroulée la 9ème édition du Télérama Dub Festival, une édition à l’affiche pour le moins éclectique. Du dub électronique de High Damage et de Molécule au style roots de Dub Syndicate, en passant par le dub avant-gardiste d’OBF ou encore les sonorités plus Hip Hop des Chinese : les massives de toute la France ont eu un aperçu des différentes facettes de la musique DUB (hé oui lecteur tu n’es pas sans savoir que cette musique recèle encore bien d’autres « styles »).
Pour notre part, nous avons répondu présents aux dates d’Annemasse et de Marseille : deux affiches similaires, certes, mais deux soirées de qualité et remplies d’agréables découvertes.
Vendredi 18 novembre, nous arrivons au Château Rouge à Annemasse vers 22h après une bonne journée de boulot et un bon bout de route. Il ne fait pas chaud pour les petits provençaux que nous sommes, mais quelques verres de rhum maison arrangeront tout ca (la salle offre l’avantage de pouvoir rentrer et sortir à volonté pendant la soirée, ce qui nous a permis quelques ravitaillements ;) !!). Pas mal de gens sont dehors … aïe on dirait qu’on a raté le premier groupe ! On comprend en effet que Dub Attack vient de passer, on entend Rico d’Obf dire qu’il a été positivement surpris par le groupe … pffff vraiment dommage !!!
On finit les verres, on rentre dans la salle où l’accueil est super sympa. On découvre les lieux : on traverse d’abord une première salle avec un bar et une petite scène pour le moment vide, pour arriver sur une deuxième salle avec une grande scène : ça y est c’est parti!! Dub Syndicate est en place, les premières notes retentissent … classe ! Décidément on apprécie la programmation de ce festival qui, contrairement aux sound system, propose des groupes en live. La foule est peu nombreuse mais le groupe commence son show : un clavier, un guitariste, un batteur, un bassiste, un ingé/effets aux commande de tout ca, la formule est efficace. Malgré quelques « coups de mou », certains titres sont vraiment entraînant …. Certains ?!! Non, une bonne partie en fait … la mise en route était peut-être un peu longue : normal, ils attendaient la foule qui finit par se rassembler, et skanker vigoureusement devant les musiciens !!

Le set du Dub Syndicate se termine trop vite pour nous, mais tout passe vite quand les on est bon ! Le temps d’un changement de plateau et c’est Horseman qui viendra poser accompagné d’un selecta bien efficace : Prince Fatty. L’ambiance est là direct, le charisme du chanteur y est surement pour quelque chose : son flow, sa voix, son jeu avec le public et la présence Prince Fatty derrière les platines feront encore monter l‘ambiance d’un cran (comme le montre l’apparition furtive sur scène d’un jeune skanker échappé du public). Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Prince Fatty alias Mike Pelanconi, est un ingénieur du son anglais et producteur de renom, pour avoir collaboré, entre autres, avec Lily Allen, Graham Coxon, Little Barrie, Gregory Isaacs, Sinead O’Connor. Pour ceux qui les ont ratés, Prince Fatty et Horseman sont actuellement en tournée, accompagnés de Hollie Cook.

Petite pause dehors, « j’ai même plus froid d’abord » !! Mais bon, on traîne pas trop non plus :P !! Boum OBF est déjà en place dans la première salle. Un mode DJ set dirons-nous, les stacks noir et orange sont restés a la maison !! Tant pis : ça joue fort, mais les sont n’est pas trop mal réglé si on tient compte des moyens, ça joue lourd surtout !! Une sélection Dub and cultcha bien plaisante !! Shanti D accompagné de temps en temps de Horseman ont animé les riddims avec rythme et conviction, tous deux dans un style bien distinct très apprécié.
Rico se lâche … « On n’a pas le temps » dit-il ! A écouter les tunes s’enchaîner, on le croit, le bac de Gros tunes semble bien rempli !! Pfffiou il nous bien épuisés avec ces Parts II, III, IV …. Mais bon, malgré l’heure de la fin qui a sonné et la fatigue, on en reprendrait bien un peu !

Ca tombe bien le Télérama Dub Festival c’est 50 concerts dates dans 12 villes de France… Héhé, big up aux vainqueurs du concours !!
On profite donc de l’arrêt de la disco mobile Télérama à Marseille pour aller écouter Jahtari Riddim Force, Tom Fire et profiter à nouveau du Dub Syndicate. En effet, l’affiche a quelque peu changé, avec l’annulation de Soom T.
A notre arrivée, Tom Fire, accompagné d’un batteur, officie déjà …. Simple mais bien efficace. Le rythme est laaargement entraînant, les différents mix et effets également : ça fait plaisir. Je crois que je suis rarement rentré aussi vite dans la danse !

Non, c’est déjà fini … Bon ok, vu l’heure ils ont bien mérité de s’éclipser !! Après un rapide changement de plateau Dub Syndicate débarque… hé oui c’est plus roots que le groupe précédent. Comme pour Annemasse, la foule n’est pas dense au début. Mais on connaît déjà la fin de l’histoire, n’est ce pas ? Effectivement rapidement les massives sont là, la danse est plutôt compacte et skanke gentiment sur les riddims dub roots du Syndicat !!
Pour finir la soirée c’est Jahtari Force qui prend le control des enceintes du Cabaret Aléatoire (en effet au Télérame Dub Festival, les artistes jouent sur la sono des salles, ce qui n’enlève rien à son efficacité). Toujours accompagné de sa manette de Jeux vidéo, le selecta connaît son « game play » sur le bout des doigts !! Le chanteur, une main sur le Mic et l’autre sur sa console à effets saura ravir les danseurs avec quelques tunes bien placées !

Le Télérama s’achève cette année encore sur une très bonne note, les dates parisiennes aux affiches plus que dubesque ont même battu des records … Les dates en régions ne nous ont pas laissés en reste, avec une sélection d’artiste très prometteur et un public au rendez-vous.
Comme nous avons pu le lire à plusieurs reprises …. Vivement la 10 ème édition !
Alex see/Emiliye















