Reportage Roots Reggae

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Third World : Les années Island Records (1975-1980)

 

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C'est marrant comme le seul fait de figurer dans les charts peut modifier à jamais la perception que les gens ont d'un groupe. Avant le succès planétaire de "Now That We've Found Love", Third World représentait le summun du raffinement dans le Reggae. Après le raz-de-marée de 1978, c'était devenu, malgré des albums fabuleux, un groupe de Reggae 'commercial' constamment dénigré par les puristes. Third World, c'est l'histoire de copains d'enfance qui, après diverses expériences musicales, fondèrent l'un des groupes les plus originaux des années 70.

 

Third_World_-_1980_Prisoner_In_The_Street

 

Paris, Pâques '80 : j'avais presque 9 ans quand j'eu la chance (merci maman, merci papa) de voir au cinéma, Studio Galande, une petite salle indépendante du Quartier Latin, un incroyable documentaire sur un groupe de Reggae réalisé par un certain Jérôme Laperrousaz ; le nom de ce film : "Prisonnier De La Rue" ("Prisoner In The Street"). Je me souviens très bien avoir été marqué par l'ambiance et la musique de ce long-métrage. L'achat de la Bande Originale du Film (l'un des meilleurs enregistrements live que je connaisse) à la Fnac Montparnasse quelques mois plus tard fût pour moi la naissance d'une vraie passion pour la musique jamaïcaine.

Third-World-musicians

 

Third World a été créé par Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers), Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare, violoncelle) et Colin Leslie (basse). Malgré leur jeune âge, ils étaient déjà à cette époque des musiciens accomplis.

 Dès 14 ans, Ibo forme son premier groupe The Rhythms, puis intègre The Alley Cats de Stephen Coore (c’est de ce groupe que ce dernier tient son surnom), avant de rejoindre en '69, alors diplômé de la Royal School of Music, les frères Lewis d’Inner Circle, groupe Soul/Pop/Reggae créé un an plus tôt. Ils passaient leur temps à donner des concerts dans les circuits touristiques de la Jamaïque en reprenant les tubes pop de l’époque. En résultera en '71 un album soul d'assez bonne facture, "Hard & Heavy" produit et réalisé pour Dynamic Sounds/Jaguar Records par Tommy Cowan (proche de Bob Marley) et Carl Pitterson.

Ibo et Cat, voulant créer leur propre répertoire, quittèrent le groupe début '73 pour créer Third World ; d’abord appelés Sons Of The Third World, ils simplifièrent leur nom. Rejoint par Prilly Hamilton (lead vocal), Irvin Jarrett (percussions) et Carl Barovier (batterie), ils se forgent une solide réputation de groupe de scène et créent leur label, Cavlip. Colin Leslie et Carl Barovier quittent le groupe, respectivement remplacés par Richard Daley et Cornell Marshall.

Third-World-1976-_Island

 

Richard Daley est un autodidacte, qui a fait ses griffes en travaillant au sein de The Astronauts avec Earl ‘Wire’ Lindo et Michael ‘Boo’ Richard, The Slickers (la basse du classique 'Johnny Too Bad", c’est lui), rejoignit Clive hunt, Courtney Robb, Wayne Armond et Allah (futur Chalice) au sein des Hell’s Angels. En '72 on le retrouve membre de The Graduates, puis de The Tommorrow’s Children aux côtés de Cornell Marshall, jouant derrière Toots & The Maytals lors de la tournée US de ce dernier, juste avant de rejoindre Third World. Il travailla aussi avec des gens comme le légendaire Ken Booth. Comme Cat il est passé par la case Jamaica School of Music.

 Très rapidement ils produisent avec l‘aide de Geoffrey Chung deux 45T : "Sun Don’t Shine" (avec en face B un instrumental soul très inspiré « I Asked Myself Why ») et "Freedom Song" (avec la version dub tout simplement intitulée "Free Dub"). Puis ils enregistrent "Don’t Cry On The Rail Road Track" sur le label West Indian Sound. La face B de ce 'simple' est un fantastique dub du même titre et s’intitule "Reggae Funk", un titre qui traduit à lui seul toute la philosophie du groupe. Dès ses premiers enregistrements, Third World se place au-dessus du lot en terme de qualité de production, chacun des membres du groupe ayant tout l'espace souhaité, exprimant ainsi toutes ses idées.

Third-World-1977-Island

 

Le groupe commence vite à se tailler un réputation de groupe de scène et se retrouve dès '74 à assurer au Jamaican National Stadium de Kingston, la première partie des Jackson Five devant plus de 20.000 personnes.

 La même année, ils croisent Chris Blackwell lors de leur 1er show en Angleterre dans un petit club appelé Gilly's. Le célèbre producteur pète littéralement les plombs en voyant leur prestation. Il les programme en première partie de Bob Marley lors sa tournée européenne incluant les légendaires concerts au Lyceum. Le producteur jamaicain les signent le lendemain sur son label Island Records. A partir de là, ils auront alors les moyens de faire connaître leur musique progressive fusionnant Reggae, Soul et Funk.

Début '76, juste après l'enregistrement du 1er album du groupe, Cornell Marshall part rejoindre Zap Pow, une formation de fusion Reggae-Jazz fondé par David Madden, Glen DaCosta and Dwight Pickney. Il est remplacé par William Stewart, fondateur du groupe The Dynamic Visions, ancien batteur d'Happiness Unlimited, d'Inner Circle (lui aussi), de Derrick Harriott ou encore de Byron Lee avec lequel il tourna en Grande-Bretagne, au Canada et aux Etas-Unis. Third World entame une tournée promotionnelle en Angleterre et aux USA.

TW-76

 

Le premier album éponyme est une œuvre monumentale ; on y retrouve les faces A des singles produits entre 1973 et 1975, mais avec une réalisation beaucoup plus sophistiquée et franche. Le disque s'ouvre sur l'hymne rasta "Satta Amasa Gana" (pour moi la plus belle version existante de ce titre, alliant la beauté simple de la version originale du même titre et la puissance mystique de "Mabrak", toutes deux créées et interprétées par les Abyssinians). Le groupe est à la Musique ce que Le Douanier Rousseau est à la Peinture. La musique de Third World est cependant faussement ‘naïve’ car extrêmement sophistiquée, comparable à celles produites par les plus grands groupes afro-américains de l'époque. Si les membres de Third World ne viennent pas tous de la bourgeoisie jamaïcaine, le groupe se fera vite une réputation d'uptown rebels (rebelles des beaux quartiers). Ce qui caractérise d'ailleurs les membres du groupe, c’est qu’ils ont tous été à l’Université ; leur démarche très intellectuelle dans leur façon d'aborder le Reggae vient très probablement de là. L'album est un vrai pamphlet politique, social et religieux ; les références historiques y sont nombreuses.

Il existe un superbe live non-officiel capturé au club Paul's Mall de Boston pendant la tournée de cette année '76 ; il reprend principalement le répertoire de ce 1er album. Tous les titres sont magnifiquement interprétés, se terminant en dub-instrumental : ambitieux et inventif ! La formule fonctionne sur disque et sur scène, elle est lancée et va être développée...

 

TW-77

Le deuxième album "96 Degrees In The Shade" sorti en 1977 est de la même trempe que le disque précédent. Il est marqué par la dernière recrue de la formation 'historique' de Third World, celle de Bunny 'Rugs' Clarke : une voix incroyable, un des plus beaux timbres Soul qui ait jamais existé.

 Le parcours de Rugs est lui aussi riche et particulier. Ses premières tentavives de chanteur professionnel date de 1966/67 en pleine période Rock Steady. Rugs travailla avec des groupes amateurs dont Charlie Hackett & The Souvenirs puis suivit des cours à la Jamaica School Of Arts & Crafts avant de partir pour New York fin 1968 où il devint membre de Hugh Hendricks & The Buccaneers. Il rejoint ensuite Glen Adams, Rick Frater et Martin Sparrow au sein des Bluegrass Experience. Il se fait très vite une solide réputation de chanteur soul et forme finalement son propre groupe The Wild Bunch. En 1969, au moment où Ibo et Cat faisaient leurs premiers pas au sein d’Inner Circle, il enregistre déjà ses deux premiers 45T solo, "Sweet Caroline", puis "Happy Hippie", une reprise de Bobby Womack. Fin 1972 il intègre à son tour les célèbres et inévitables Inner Circle (décidément) dont il devient le chanteur, précédant ainsi le légendaire Jacob Miller. En 1974, il enregistrera au Black Ark Studios avec Lee Perry et ses fameux Upsetters, un album d’une dizaine de titres sous le nom de Bunny Scott ; 3 titres ont un gros succès d’estime, d’abord deux reprises, "To Love Somebody" des Bee Gees , "Be Thanksful" de William DeVaughn, puis un titre funky et bizarre dont seul Lee Perry a le savoir faire, "Kinky Fly" avec aux chœurs les Chi-Lites. Directement après cette riche expérience il retourne une dernière fois à New York pour écrire des chansons en vu d’un très possible deal avec la maison de disques Atlantic.

 

En 1976, Third World fit sa première tournée aux U.S. et jouèrent dans le célèbre club de Greenwich Village, The Bottom Line. Rugs vint assister à ce show de ses vieilles connaissances (Inner Circle, vous suivez ?). Cat l’invita à prendre la place de leader vocal de Prilly Hamilton qui à l'issue de la tournée avait prévu de quitter le groupe pour aller rejoindre Zap Pow, prenant la place du chanteur Beres Hammond et retrouvant son ancien acolyte Cornell Marshall.

Une bonne partie du répertoire que Rugs avait créé pour Atlantic se retrouvera finalement sur "96 Degrees In The Shade"...

Third-World-Adrian-Boot

 

LES DIFFERENTES FORMATIONS

 

- 1973 -

Milton ‘Prilly’ Hamilton (chant)

Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers)

Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare)

Carl Barovier (batterie)

Irvin ‘Carrot’ Jarrett (percussions)

Colin Leslie (basse)

 

- 1973 / 1975 -

Milton ‘Prilly’ Hamilton (chant)

Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers)

Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare)

Carl Barovier (batterie)

Irvin ‘Carrot’ Jarrett (percussions)

Richard ‘Richie’ Daley (basse)

 

- 1975 / 1976 -

Milton ‘Prilly’ Hamilton (chant)

Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers)

Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare)

Cornell Marshall (batterie)

Irvin ‘Carrot’ Jarrett (percussions)

Richard ‘Richie’ Daley (basse)

 

- 1976 / 1977 -

Milton ‘Prilly’ Hamilton (chant)

Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers)

Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare)

William ‘Willie’ Stewart (batterie)

Irvin ‘Carrot’ Jarrett (percussions)

Richard ‘Richie’ Daley (basse)

 

- 1977 / 1983 -

Bunny ‘Rugs’ Clarke (chant)

Michael ‘Ibo’ Cooper (chant, claviers)

Stephen ‘Cat’ Coore (chant, guitare)

William ‘Willie’ Stewart (batterie)

Irvin ‘Carrot’ Jarrett (percussions)

Richard ‘Richie’ Daley (basse)

 

TW-78

 

Le troisième album du groupe, "Journey To Addis", est celui de la reconnaissance internationale : première collaboration avec le réalisateur Alex Sadkin (Neil Young, KC & The Sunshine, Bob Marley, Robert Palmer, Joe Cocker) et premier gros hit : "Now That We’ve Found Love" de Kenneth Gamble & Leon Huff - déjà interprété quelques années auparavant par les O’Jays - puis "Cool Meditation" (« I see sisters prostituted and I don’t like city streets, so I am heading for the country side where the air is fresh and sweet, I wanna get some cool meditation »). "Now That We've Found Love" atteindra la 55ème place des charts US et la 10ème place du classement single UK.

 Ce gros succès commercial - en plus c'est du Disco - portera préjudice au groupe. Ce titre est pourtant superbe, et on trouve sur l'album d'autres magnifiques titres comme "Fret Not Thyself" ou l'instrumental "Journey To Addis", une reprise fusion soul-jazz-ska (!!!) d’un classique du légendaire tromboniste Don Drummond (membre fondateur des Skatalites, prof à l'Alpha Boy Catholique School de Kingston, décédé dans un asile psychiatrique à la fin des années 60).

 Third World réalise en parallèle un spectacle 'culturel' et musical intitulé "Explan-i-tations" dont ils assurent plus d'une cinquantaine de représentations et dont sera extrait le titre "Come Together" de l'album à venir.

Travaillé comme un groupe de Pop, les premiers 12" sont commercialisés à partir de 1978-1979 par Island Rds. Ce sont sur ces maxi-LP que l'on retrouve les premiers enregistrements live du groupe ("Rhythm Of Life" et "Tribal War"). Et il faudra attendre l'année suivante pour avoir le premier live (non-officiel, enregistrement de la BBC) pour qu'un public occidental de 'connaisseurs' puisse se rendre réellement compte de la puissance scénique du groupe.

 

TW-79

 

Le quatrième album "The Story Has Been Told" rencontre aussi un succès international. La Soul prend une très grande place dans cette oeuvre. On y trouve une des rares compositions de Carrot, la chanson Soul "Always Around", qu’il écrivit lors d'un séjour en Guyane pour son fils (on aperçoit le 'petit' dans le documentaire de Jérôme Laperrousaz qui sortira sur les écran l’année suivante). Le gros titre disco de l'album, "Talk To Me" est depuis 30 ans un classic club ; les overdubs à la fin de ce monument de 9 minutes ont été samplés '1 milliard' de fois en house, hip-hop, etc... Third world est un groupe que l’on peut aisément comparer à Earth Wind & Fire, The Weather Report, The Isley Brothers, Kool & The Gang, mais avec sa touche jamaïcaine.

Cette même année '79, Third World apparait pour la première fois au Festival Reggae Sunsplash aux côté de Bob Marley et Burning Spear, et commence à travailler sur deuxième spectacle musical intitulé "Transmigration" dont ils donneront plusieurs représentations l'année suivante.

 

TW-80

Le quatrième album "The Story Has Been Told" rencontre aussi un succès international. La Soul prend une très grande place dans cette oeuvre. On y trouve une des rares compositions de Carrot, la chanson Soul "Always Around", qu’il écrivit lors d'un séjour en Guyane pour son fils (on aperçoit le 'petit' dans le documentaire de Jérôme Laperrousaz qui sortira sur les écran l’année suivante). Le gros titre disco de l'album, "Talk To Me" est depuis 30 ans un classic club ; les overdubs à la fin de ce monument de 9 minutes ont été samplés '1 milliard' de fois en house, hip-hop, etc... Third world est un groupe que l’on peut aisément comparer à Earth Wind & Fire, The Weather Report, The Isley Brothers, Kool & The Gang, mais avec sa touche jamaïcaine.

Cette même année '79, Third World apparait pour la première fois au Festival Reggae Sunsplash aux côté de Bob Marley et Burning Spear, et commence à travailler sur deuxième spectacle musical intitulé "Transmigration" dont ils donneront plusieurs représentations l'année suivante.

Third-World-Adrian-Boot-Live

DISCOGRAPHIE SELECTIVE

 

Third World (1976, Island Rds)

96° In The Shade (1977, Island Rds)

Journey To Addis (1978, Island Rds)

The Story Has Been Told (1979, Island Rds)

Arise In Harmony (1980, Island Rds)

Prisoner In The Street, O.S.T. (1980, Island Rds)

Rock The World (1981, Columbia Rds)

You've Got The Power (1982, Columbia Rds)

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'FAVORITE TUNES'

 

- 1975 -

I Asked Myself Why, Don't Cry On The Railroad Track, Reggae Funk, Free Dub

 

- 1976 -

Satta Amasa Gana, Slavery Days, Brand New Beggar, Got To Get Along, Freedom Song

 

- 1977 -

Dreamland, Feel A Little Better, Human Market Place, 96° In The Shade

 

- 1978 -

One Cold Vibe Couldn't Stop Dis Ya Boogie, Cool Meditation, Journey To Addis, Fret Not Thyself, Rejoice

 

- 1979 -

Talk To Me, Always Around, Come Together

 

- 1980 -

Stand Up On You Own Two Feet, Give A Little Something, Street Fighting, Now That We've Found Love (live version), Prisoner In The Street (live version), Third World Man (live version), Cold Sweat (live version), Irie Ites (live version)

  

- 1981 -

Who Gave You/Jah Rastafari, There's No Need To Question Why, Peace And Love, Standing In The Rain, Roots With Quality

 

- 1982 -

Ride On, You're Playing Us Too Close, Before You Make Your Move/Melt With Everyone, Jah Jah Children Moving Up, You've Got The Power, I Wake Up Cryin', Low-Key Jammin'

 

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Si '81 marque une rupture, d'abord avec la disparition de Bob Marley, ensuite avec la fin de la collaboration du groupe avec Island, la nouvelle décennie débute pour le groupe sous les meilleurs hospices, d’abord avec les singles "Street Fighting" sur leur label Cavlip (sorti fin '80), et "Roots With Quality" produit par un des plus importants producteurs jamaicains du moment, Niney The Observer ; puis le groupe signe chez CBS et sort en '81 et '82 deux disques très réussis : "Rock The World", suivi du militant "You’ve Got The Power" où apparaît Stevie Wonder sur plusieurs titres. Ce magnifique disque est aussi celui de leur plus gros tube : "Try Jah Love", écrit et réalisé par Stevie Wonder qui assure les claviers et autre 'dream machine' aux côté d’Ibo. En '83 sort l'album "All The Way Strong" avec leur dernier tube "Lagos Jump", titre Afro-Reggae (inspiré de leur séjour au Nigéria et en Côte d'Ivoire l’année précédente) sur lequel ils firent appel à la section cuivre d'EWF.

 Les années qui suivirent fûrent un peu bizarres. Carrot quitta le groupe en '84 (pour rejoindre The Wailers - sans Bob Marley), puis Ibo et Willy en firent autant une dizaine d’année plus tard. Si le groupe a toujours garder cette force incroyable sur scène et ce jusqu'à aujourd'hui, leurs enregistrements furent en revanche, autant sur le fond que sur la forme, moins intéressants.

TW-Live

 

La Jamaïque est une toute petite une île peuplée d'environ 2 millions d’habitants. Malgré sa petit taille, c'est un nid de musiciens et producteurs exceptionnels : Cecil Lloyd, Dizzy Reeze, Wynton Kelly, Jackie Mittoo, King Tubby, Monty Alexander, Ernest Ranglin, Lee Perry, Harry Belafonte, Don Drummond, Marjorie Whylie... Au même titre que tous ces 'monstres', Third World autoproclamés 'Reggae Ambassadors', font partie de l'Histoire Musicale de leur pays ; ils ont inventé un Son, ce que l’on peut appeler le Progressive Reggae, mélangeant Roots et Soul, et représentant ce qu’il y eut de plus sophistiqué en Jamaïque dans les années 70 et 80.

 On ne peut pas leur enlever cela...

  

Karim A. A. THIAM

Octobre 2009

 

 


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